Lundi 2 novembre 2009 1 02 11 2009 10:43

 

     Le voyage en Sicile de l’UDR en 2009

 

Comme tous les ans, l’UDR FORCE OUVRIERE organise un voyage culturel qui conduit ses membres à la découverte d’un nouveau  pays. Après un voyage sur le Rhin, un voyage en Croatie, un autre à Vienne et Budapest, puis en Crète, cette année était le tour de La Sicile. Cette ile qui est la plus vaste de la Méditerranée et la plus peuplée avec 7 millions d’habitants, rassemble de nombreux trésors artistiques et géologiques.

 

Les organisateurs du voyage ont choisi parmi tous les voyagistes le meilleur rapport qualité prix en ajoutant des exigences particulières. Le prix comportait une assurance annulation, les boissons, un ramassage à l’aller et au retour par car ce qui évitait de payer un taxi. Pour éviter une fatigue aux voyageurs aux deux premières nuits passées à Palerme s’ajoutaient 3 nuits aux environs de Taormine. C’est ainsi que le choix de l’avion nous a fait gagner une journée et demi par rapport à l’approche par bateau. Partis de Nice à 10 heures, nous étions arrivés à Palerme via Rome à 14 heures 30. Notre hôtel était excellemment situé car très proche du centre ville.

 

La première demi journée était consacrée à une visite à pieds du centre ville de Palerme. Notre accompagnateur nous présentait divers trésors architecturaux : églises baroques, places Bellini, Viglieni avec ses quatre coins, Place de l’Opéra, place du Théatre Politeama, fontaine magnifique de la piazza Prétoria décorée de nombreuses sculptures, mosaïques dans une église La Martorana, putti innombrables dans une autre église, celle du Rosario de Saint Dominique , vue de l’opéra, parcours d’artères très vivantes et occupées par une population importante à l’heure de la « montre ».



Dès le lendemain
, Nous commençons une visite détaillée de la ville de Palerme.   A la rencontre du Palais des Normands et de la Chapelle Palatine, nous vivons un moment de grâce sous un chaud soleil et au milieu d’une végétation luxuriante. C’est l’ancienne cité des “Mille et Une Nuits”, ville aux palais somptueux. Les coupoles de l’église rappellent l’occupation arabe, de même que les plafonds du Palais d’un style très andalou. Nous visitons un palais qui abrite le gouvernorat de Sicile qui est un Parlement autonome. Puis nous parcourons la cathédrale de Palerme aux dimensions imposantes. Occupant tout un quadrilatère son style normand était mis en valeur par le bleu du ciel.




L’après-midi est consacrée à la visite de Monreale qui offre une vue splendide sur la baie de Palerme. La cathédrale nous enchantait par ses mirifiques mosaïques du XIIème siècle. Aussi l’attention était captivée par un commentaire audio des fresques panneau par panneau, par l’accompagnatrice du jour.

De retour à l’hôtel, une majorité de voyageurs devait reprendre le chemin du centre pour vaquer à des courses, faire des découvertes ou consommer des gelatis.



Au troisième jour le programme prévoit la visite d’Erice, petite cité antique d’une beauté inoubliable. Du sommet du Mont San Giuliano la vue s’étend sur Trapani et les îles Egades. Une petite halte à Erice permettait d’acheter nougat et pâtes d’amande.  Avant Marsala un arrêt nous faisait contempler des moulins à vent chargés de remplir les bassins produisant du sel. La ville de Marsala réputée pour son vin doux était examinée en détail : hôtel de ville, églises, magnifique porte d’entrée. La route de  Sélinonte était empruntée pour un déjeuner bien mérité. L’après-midi, est consacré au parcours de la zone archéologique de Selinonte, avec les ruines de ses temples offrant un spectacle toujours impressionnant. Les amateurs de photos étaient à leur affaire le temple principal offrant des vues romantiques sur la campagne avoisinante. Des lauriers en fleur et des bougainvilliers mettent en valeur le Temple. Nous poursuivons notre itinéraire en direction d’Agrigente pour le repas et le logement du soir.

 


Le quatrième jour : visite de la très célèbre “vallée des temples” d’Agrigente, magnifique zone archéologique admirablement étagée à flanc de colline, face à la mer. Un ensemble de trois temples domine une fortification. Il y avait une dizaine de temples au temps des romains. Ces temples avaient un objet stratégique dissuasif : ils informaient les éventuels envahisseurs de l’importance d’Agrigente. Le soleil mettait toujours plus en valeur les temples, agrémentant notre lent cheminement parmi toutes ces merveilles.

Puis nous partons pour Piazza Armerina où nous déjeunons. Nous admirons ensuite la célèbre villa romaine du Casale. Construite entre le IIIe et le IVe siècle  après J.C., elle est renommée pour ses splendides mosaïques qui forment un ensemble unique de près de 4000 m2. De nombreux bâtiments protègent les fresques dont certaines sont en réfection. Les fresques des sportives nous montrent que le bikini n’est pas une création récente. De nombreux tableaux alignent des scènes de la vie quotidienne : scènes de chasse, scènes de pêche, scènes de combats. En fin d’après midi nous rejoignons l’hôtel situé à 5 kilomètres de la ville de Taormine.



Au cinquième jour, nous visitons la ville de Syracuse. La ville du célèbre mathématicien Archimède, fut l’une des plus puissantes cités du monde grec. Visite de la zone archéologique avec son amphithéâtre romain et un spectaculaire théâtre grec taillé dans le rocher. Puis nous parcourons la vieille ville, sur l’île d’Ortygie où s’implantèrent les premiers colons en 730 av J.C. La place du Dôme est entourée de palais qui présentent une architecture intéressante. La place ainsi constituée est très longue et bordée par deux églises. Le Dôme lui-même est un ancien temple Grec, élargi par tous les occupants de la Sicile. Il a été occupé par les chrétiens, les musulmans, les normands, puis par les napolitains qui lui donnent un style baroque pour effacer les conséquences d’un tremblement de terre. Déjeuner dans un restaurant puis temps libre pour un peu de shopping. 


L’après-midi, en compagnie d’un guide local, nous visitons Catane, cette très jolie cité est bâtie dans un site détruit par la lave de l’Etna. C’est aussi la patrie du compositeur Bellini chantre de l’opéra romantique et du bel canto. Sa statue trône au centre d’une place plus moderne mais qui cache des termes romains. Catane a été reconstruite à partie de 1700 et a permis de créer une ville bien ordonnée avec des avenues tracées au cordeau. La place du Dôme est le centre de la ville avec ses palais qui l’encadrent. L’architecte qui a ordonné la place est Vaccarini : les perspectives sont éblouissantes d’où l’on se place. La statue de l’Eléphant occupe le centre de la place. Nous nous rendons au château de Catane hier baigné par la mer et aujour’hui entouré par les terres. Le Castel Ursino date de 1239-1250, il est construit dans le style traditionnel des châteaux forts avec douves, tours,

meurtrières, chicanes, chemin de ronde. Il abrite plusieurs collections que nous avons examinées. Retour à l’hôtel.

 

Au sixième jour
a lieu l’excursion à l’Etna, l’un des plus célèbres volcans d’Europe, toujours en activité. Parvenus à 1.923 m d’altitude en téléphérique, des jeeps nous permettent de monter à 2.800/3.000 m d’altitude, là où un guide alpin nous accompagne jusqu’aux bords des cratères. Nous parcourons ainsi à pieds la circonférence formée par le dernier cratère de l’éruption de 2002. Des fumerolles témoignent de la poursuite de l’activité volcanique. Une vision de la côte s’étend à perte de vue et nous suons en dépit de l’altitude. Nous déjeunons sur les pentes de l’Etna.



L’après-midi, en compagnie d’un guide local, nous visitons Taormine, cette jolie cité bâtie dans un site exceptionnel et découvrons son théâtre édifié par les grecs, face à l’Etna. C’est une des plus belles vues de la côte et le choix du site démontre une volonté de magnifier la côte. En se déplaçant lentement depuis les travées du théâtre, l’ouverture se déplace offrant des vues splendides sur la ville de Taormine, sur l’Etna et sur la mer. Les colonnes de la scène se détachent sur le ciel bleu et donnent une idée de grandeur. C’est un sublime spectacle, sans qu’aucun spectacle ne soit nécessaire, offert par le mariage de la brique, du marbre, du ciel et du soleil. Enfin nous parcourons la ville de Taormine et assistons à une aubade avec les charrettes traditionnelles ornées de peintures multicolores. La chaleur est telle qu’un granité est le bienvenu pour tous.

 


Au septième jour
un arrêt est prévu à Santo Stefano Camastra, village renommé pour la céramique. Lors de l’arrêt nous admirons la vue sur le littoral depuis un balcon de verdure. L’après-midi visite de Cefalù avec sa magnifique cathédrale normande, l’une des plus belles de Sicile, où nous admirons de splendides mosaïques byzantines. Une promenade dans la vieille ville nous conduit au lavoir, puis à la plage. Cefalù est une ville très touristique où des peintres ont toujours magnifié les couleurs des façades des maisons qui donnent sur la mer. Photo rapide des naïades qui se dorent au soleil brûlant d’octobre. Nous prenons ensuite la route de Palerme pour rejoindre l’hôtel. Rendez-vous est pris avec notre guide pour aller goûter une Cassata dans une artère à la mode.

 

Au huitième jour,
il nous faut penser au départ, mais avant de prendre le car, nombreux sont ceux qui retournent au centre de Palerme ou sur le port pour prendre les dernières photos du voyage. Le départ a lieu à 11 heures.

 

Il faut aussi parler du vignoble sicilien, dont nous connaissons pourtant les grappes imposantes, vendues sur nos marchés. L’ancien Président de la Confrérie de l’Etiquette (qui était du voyage) a chaque jour prélevé des échantillons de vins blancs et rouges tant en DOC qu’en IGT. Les rouges s’ils ne sont pas de garde sont des vins très aromatiques issus de cépages locaux. Les viticulteurs ont bien sûr importé les cépages connus : Syrah, Cabernet sauvignon, Merlot, pour les rouges et Sauvignon pour les blancs. Nous avons découvert l’Alcamo, le nero d’Avola et le superbe rouge de l’Etna. Le corvo donne un grand plaisir. Il y a bien sûr aussi le roi « Marsala » décliné en de nombreuses compositions. Les vins liquoreux sont nombreux : le muscat de Noto, le passito de pantalleria, la malvoisie de l’île de Lipari, ont fait la joie des amateurs en fin de soirée, amenant un sommeil réparateur. La dégustation de quelques amers, une spécialité de l’Italie, a quelquefois ouvert les appétits.



Au terme de ce voyage nous remercions notre guide Giancarlo Zerilli qui a accueilli le premier jour nos compagnes en leur offrant des roses de son jardin. Il nous a alimentés en conférences sur l’histoire compliquée de son île, sur son économie. De récentes pluies ont occasionné des effondrements de maisons qui ont fait de nombreuses victimes du côté de Messine. La mafia et l’économie souterraine ont permis de se passer de plan d’urbanisme, de permis de construire, on en voit les résultats.

Nos chauffeurs ont mis le meilleur d’eux-mêmes pour nous conduire sans encombre à bon port. La circulation à Palerme notamment est déconseillée aux automobilistes français qui risquent d’y perdre leur patience. L’agglomération de un million et demi d’habitants concentre des embouteillages énormes, qui produisent une intense pollution.

 

Nous sommes revenus riches de découvertes au sein de cette île qui entasse d’énormes  richesses fruits d’invasions et conséquences de multiples influences. Loin de créer des dissonances, cette variété de constructions, d’additions, ajoute à la beauté des villes et des monuments. Les temples et les théâtres sont ceux de la Grèce, les thermes et mosaïques viennent des romains, le baroque est celui de Naples mais aussi celui de Vienne, les fresques des églises, c’est Istamboul ou Ravenne. Catane est construite comme Lisbonne en empruntant le schéma moderne propre aux villes détruites pas l’incendie ou l’éruption. De nombreux sites font penser à l’andalousie : Monreale avec son cloître aux colonnes nervurées est embelli par une fontaine mauresque située sur l’un de ses côtés c’est un peu Grenade. L’influence arabe se manifeste aussi dans les plafonds de la Chapelle Palatine qui est composée de murkanas. La façade de la cathédrale de Monreale présente des arcs ogivaux entrecroisés avec des motifs géométriques différents.


Chapelle Palatine. Plafond dont la voute est formée de carrés superposés et dont le deuxième carré est orienté de 45°, ce qui donne une forme en étoile.


Le positionnement exceptionnel des sites grecs montre un choix panthéique, la recherche de la spiritualité marquée par le sommet d’une colline, où le chemin parcouru devient un apprentissage initiatique. Le site de Delphes est ici souvent reproduit avec des Temples  implantés dans une forêt d’oliviers. La recherche de la transcendance, le mariage avec les dieux devaient bien s’imposer au sommet, face à la mer. Car l’élévation matérielle est depuis l’Antiquité une façon de rechercher l’élévation spirituelle. L’effort physique accompli pour accéder au niveau supérieur est exigé en échange de la contemplation de l’espace ouvert sur un vaste paysage, comme Vezelay en est le témoignage pour les chrétiens.

 


Guy Muller reportage et crédits photos

 

 

 

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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 10 2009 18:38

Le Bhoutan pays du Bonheur et Mandalas

 

Petit royaume situé entre l’Inde et l’Himalaya, il a eu son heure de gloire lorsque son ancien roi a souhaité modifier le classement mondial des pays classés en fonction du PIB. En modifiant un certain nombre de paramètres, ce pays a créé un indicateur de bonheur, afin de valoriser ses richesses. Ces richesses sont constituées par l’existence de communautés très vivantes, l’absence de pollution, un développement durable, un effort concentré sur l’éducation et la santé, enfin l’absence de corruption.

C’est en suivant le lien suivant que vous examinerez les images superbes de Gilbert Fournier qui a été notre ambassadeur dans ce pays.

http://boursitude.over-blog.com/album-1462100.html

 

Les Mandalas


Confection d'un Mandala au Musée des arts asiatiques de Nice

Le Bouddhisme est une composante essentielle des croyances des habitants de ce petit pays grand comme la Suisse. Le Bouddhisme célèbre la peinture de Mandalas qui sont des œuvres destinées à être détruites au cours d’une cérémonie.

Mandala terminé

Autre Mandala

La durée éphémère de nos vies est donc transcrite dans la création, puis dans la destruction d’une œuvre magnifique. La beauté du Mandala témoigne du temps important consacré à sa confection. C’est une engagement important que de réaliser patiemment diverses figures à l’aide de sable coloré.



Complexité et beauté

Souvent les quatre points cardinaux sont figurés comme des portes


Pour en savoir plus sur la signification des Mandalas, vous voudrez bien suive le lien suivant :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mandala


Guy Muller

Par Muller - Publié dans : Voyages
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 09 2009 19:00

MAGRITTE en son écrin Bruxellois



Le surréalisme méritait bien la construction d’un musée. La Belgique a eu la chance d’abriter des peintres, chanteurs, écrivains que l’on peut classer parmi les non-conformistes. Paul Delvaux, puis René Magritte ont labouré toute leur vie afin de parvenir à des œuvres signifiantes.

Le musée Magritte est intégré dans l’ensemble des musées royaux des beaux arts qui dominent la ville de Bruxelles. Son inauguration a eu lieu le 2 juin 2009.

  

Photo de la colline des arts de Bruxelles

 

Le musée Royal de Bruxelles consacre une aile à René Magritte qui s’ajoute aux deux musées préexistants : celui des arts classiques et celui des arts modernes. Avec le musée Magritte c’est une suite ininterrompue de 8 niveaux que le visiteur devra affronter à l’aide d’ascenseurs de 48 places dont 8 places assises ! Les 200 oeuvres de Magritte sont accompagnées de films, commentaires, musiques, dans un écrin somptueux. Le découpage de présentation de l’exposition est divisé en trois époques chronologiques :

-         1898-1929 : la recherche d’un style, dessins alimentaires, publicités diverses et couvertures de livrets de chansons, 

-         1930-1950 : l’échappée belle, manifeste contre le nazisme, dont l’incarnation en Belgique était l’organisation REX,

-         1951-1967 : le mystère à l’ouvrage, la consécration internationale.

 


Si Dali a utilisé ses talents et sa formation classique pour matérialiser des œuvres symboliques, Magritte n’a pas voulu se construire de la même manière. Quelques citations affichées sur les murs du musée nous donnent l’occasion de mieux cerner un surréalisme d’un genre bien particulier. La première est celle qui décrit l’ensemble du mouvement :

« Etre surréaliste, c’est bannir de l’esprit le déjà vu et rechercher le pas encore vu ».

« Le surréalisme, c’est la connaissance immédiate du réel »

Il faut penser alors au Christ de Dali dominant le globe terrestre avec la vision forcément hégémonique des religions.  Le Golgotha de Delvaux montre qu’après 2000 ans les restes des crucifiés ont subi l’usure du temps. En conséquence sa toile ne présente que les squelettes des crucifiés et autres participants.


Le style de René Magritte : le dessein du dessin

C’est une charte nouvelle qui refuse la description précise de notre univers si énigmatique. La précision du dessin trompe son monde car les personnages changent d’apparence en permanence. La peinture est donc réalisée pour les autres comme nos photos d’actualité. Le peintre officiel donne un statut à celui qu’il peint introduisant forcément le mensonge. Les poseurs ont toujours posé dans leurs cadres, sur les pièces de monnaie, défenses dérisoires face à l’écoulement du temps.

En effet, « Quel que soit son caractère manifeste, toute chose est mystérieuse : ce qui apparaît et ce qui est caché, la connaissance et l’ignorance, la vie et la mort, le jour et la nuit ».

« Je peins l’au-delà, mort ou vivant. L’au-delà de mes idées par des images »




Aussi pour rappeler cette évidence que les idées et les mythes sont créés pour cacher la réalité de l’exercice du pouvoir, Magritte utilise souvent des thèmes obsessionnels :

-         celui du rideau qui met volontairement en scène ce que lui-même donne à voir, car la vie est une scène,

-         celui des nuages qui passent et qui introduisent la variabilité des choses, sentiments, mystère de la vie,

-         celui de l’opposition entre le jour et la nuit, thème qui renforce encore le sentiment de mystère et d’inachèvement,

-         celui de la pipe qui n’est pas une pipe, qui confirme une volonté de bannir l’objet, car une pipe, comme un instrument de musique doit fonctionner pour donner du sens.

 

Confirmation nous est donnée de ce détachement vis à vis d’un monde dominé par le symbole et l’objet.

« L’idée de progrès est liée à la croyance que nous nous rapprochons du bien absolu, ce qui permet à beaucoup de mal actuel de se manifester »

 

 René Magritte a comme tout créateur connu de nombreux combats. Il bâtissait envers et contre tous, y compris les autres surréalistes. La peinture classique ne trouvait pas grâce à ses yeux, ni les impressionnistes. Après une visite des Offices à Florence, il estime qu’une carte postale lui eut évité le voyage. Les impressionnistes n’ont découvert que la couleur et les nuances, nous débarrassant (heureusement ?) de tout souvenir classique !

Enfin, l’art non figuratif devient un non sens : « L’art dit non figuratif n’a pas plus de sens que l’école non enseignante, que la cuisine non alimentaire, etc. »

Bien sur René Magritte doit être considéré comme un non conformiste qui en rajoute comme tous les autres surréalistes. Il faut taper très fort sur les anciennes idoles ou croyances pour frayer son propre chemin. Aussi je ne crois pas qu’il faille prendre toutes ses affirmations au premier degré. Dans la mesure où nombre de ses œuvres sont des clins d’oeils, la force de sa pensée est forcément auto promotionnelle.

 

Alors que la photographie (sans flash) est libre dans les musées de Belgique l’oeuvre de René Magritte n’est pas encore tombée dans le domaine public. Aussi mon hommage personnel sera celui du jeu des nuages observés lors de récents voyages.

Photos de la Grande Bibliothèque à Paris,  de l'hospice de Lille, des ruine d'une église à St Omer, et de Bruges.

 

Guy Muller

 

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Jeudi 13 août 2009 4 13 08 2009 20:47

 

Claude Monet à Giverny

L'entrée de Giverny

Pendant que Guy Muller voyage en Belgique, j’ai souhaité vous faire visiter le vaste domaine de Giverny, qui est à l’origine d’une série de tableaux sur le thème des nénuphars. Habitant une partie de l’année à Paris et l’autre à Nice, j’ai la possibilité d’aller voir de nombreuses expositions. En conformité avec la charte éditoriale du site, il ne s’agit pas pour nous de décrire tel ou tel voyage ou tel ou tel peintre. De trop nombreux sites traitent en détail de visites et voyages.

Le présent site cherche à montrer des moments d’exception, la magie d’une ville, d’une œuvre. Point de tourisme pour visiter ce que tout le monde connaît et peut à loisir parcourir. Les seniors ont la possibilité de choisir ce qui dans le vaste monde présente des caractéristiques d’émotion et d’enchantement. C’est bien le cas de mon coup de cœur pour Giverny et pour Claude Monet.


La maison du peintre

Photo d'un à plat de nénuphars

 

Claude Monet a organisé ses jardins et étangs à la manière d’un peintre, afin de pouvoir en contempler l’évolution au fil des saisons et d’en respirer les effluves tout au long de l’année. A ces fins il employait quatre  jardiniers en permanence afin d’obtenir un large  renouvellement des couleurs tout au long de l’année. A ma connaissance,  seuls les japonais ont porté aussi loin le culte de la renaissance de la nature et des jardins en fleurs. Là bas, la saison des cerisiers en fleurs donne lieu à d’importantes manifestations de liesse populaire.

C’est donc la poésie de ces lieux magiques que je vous invite à visiter en toute tranquillité.

 

Une nature exubérante

En effet, comme dans la nature on peut représenter un ou plusieurs nénuphars en vastes à plats où la profondeur de l’eau est seulement suggérée. On peut aussi donner des perspectives, le thème peut être un rond ou un vaste espace. Ainsi le musée de l’Orangerie montre d’immenses toiles qui sont la préfiguration du cinémascope où la dimension de la toile reproduit exactement l’étang, le pont et les nénuphars de Giverny. Les toiles mises bout à bout forment le vaste cercle de l’écoulement du temps avec ses quatre saisons.

 

Une nature habitée avec le bateau

Une allée parmi d'autres

Claude Monet démontre ainsi sa conviction d’une peinture autre intégrant des dimensions multiples. Ces dimensions sont autant de notes qui symbolisent des univers changeants avec, chaque fois, une autre façon de regarder les choses. Puisque chaque peintre est porteur d’un univers spécifique qu’il nous est demandé de comprendre. Tâche complexe et difficile qui a conduit les impressionnistes à être considérés comme des réprouvés à l’époque où leurs talents s’exposaient. Depuis lors la cote des impressionnistes a décollé pour atteindre des prix fantastiques !!!

 

Maison du peintre et nombreux visiteurs ce jour là

La rencontre entre Monet et les peintres japonais, le même intérêt porté à la nature, aboutissent à la Création d’un monde. Pour consulter les œuvres de Claude Monet vous suivrez le lien indiqué ci-dessous :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nymph%C3%A9as_(Claude_Monet)

 

 

 Le pont japonais et ses reflets




François Duplessis

Par Muller - Publié dans : Promenades
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 07 2009 19:02

Au musée des Arts Asiatiques de Nice

Trésors du Bouddhisme au pays de Gengis Khan

Du 5 juin au 15 novembre 2009

 


Je ne puis que convier mes lecteurs à visiter cette exposition du Conseil Général des Alpes Maritimes. Il s’agit d’une collection privée de Monsieur Altangerel qui offre la possibilité d’examiner la beauté d’œuvres magnifiquement mises en lumière par le musée. La Mongolie, qui est trois fois plus grande que la France, n’est pas qu’une steppe. Après avoir unifié son pays (une seule langue)  et l’avoir étendu jusqu’à la frontière hongroise, Gengis Khan laisse son successeur achever sa tâche. C’est Khubilaï (1216-1294) qui adopte le bouddhisme tibétain en tant que religion d’Etat. De ce jour les précepteurs impériaux sont des lamas tibétains avant le retour au chamanisme.


Une posture de danse indienne, la roue de la loi et la dague pour la faire respecter
Ecole de Zanabazar

En 1566, le bouddhisme relève la tête avec les khans successifs. En 1639, un enfant de 5 ans est mis à la tête du clergé : Zanabazar (1635-1723). Zanabazar qui était un fin lettré, devint un très grand sculpteur et un peintre de renom. Il devait devenir le premier Bouddha vivant fondant de nombreux bronzes au cours de ses voyages en Chine et en Mongolie.  Comme il devait avoir de nombreux disciples, une école porte son nom, dont  de nombreuses œuvres reprennent les concepts artistiques.

 
Tara verte, geste du don, divinété jeune et protectrice - Ecole de Zanabazar

Vajradhara, de Zanabazar, 64 inscrustations en pierres

Dans la mesure où cette exposition dure longtemps, je conseille au moins deux visites, pour découvrir au-delà des statues, les nombreuses œuvres en pigments minéraux et or, sur coton.

Autre Tara verte, de Baldu Marzan Sharav (1869-1939)

Ces miniatures sont d’une grande richesse car habitées de nombreux personnages. Le samedi matin, une démonstration de Taï Chi est présentée juste à côté du musée :

 http://mullercoderpa06.over-blog.com/article-30551699.html



boucle d'oreille                                                      ceinture

La visite sera utilement complétée par celle de la Yourte qui se trouve située malheureusement de l’autre côté du musée, à l’intérieur du Parc Phoenix !

Bonne visite et bonnes vacances à tous


Guy Muller
 

Par Muller - Publié dans : Expositions des musées
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